Accueil‎ > ‎

Actualité sportive


Triathlon de Belfort – Mon premier triathlon par Nicolas Denoël

publié le 4 juin 2018 à 12:36 par Tom Vandiest   [ mis à jour : 4 juin 2018 à 12:36 ]

Samedi 26 mai 2018. Premier triathlon de ma vie. Triathlon de Belfort distance L (1.9KM nage, 90KM vélo, 19KM CAP), un demi Ironman en gros. Ce triathlon s’inscrivait dans le cadre d’une sortie club (RCBT) à l’étranger, avant la deuxième, début août, le Triathlon de l’Alpe d’Huez. 
Ayant un peu l’impression d’avoir fait le tour du vélo et de la CAP (je sais, il reste quelques belles cyclosportives, marathons, et autres trails à effectuer), j’ai décidé en octobre 2017 de me mettre au « triple effort » et de rejoindre le RCBT. Autant, je me sens à l’aise à vélo et en CAP, autant, pas du tout en natation (je suis persuadé que c’est largement dû au fait qu’on avait pas de cours obligatoires en primaire et secondaire dans mon école). De octobre à décembre, j’assistais à 2 ou 3 séances de natation par semaine ; j’ai dû mettre cela en veilleuse en 2018 par manque de temps (et aussi, un peu par manque de volonté, je dois l’avouer). 

Je n’ai pas suivi vraiment de préparation particulière. Un mois avant, j’avais bouclé le marathon de Londres dans un super temps (2H52'10'') qui m’a mis en confiance. Après cela, je suis partis une semaine à Berlin, et à mon retour à Bruxelles, j’ai un peu délaissé le sport (beaucoup d’activités, des EVG notamment) et n’ai fait que 3-4 sorties vélo et 3-4 sorties CAP. Pour la natation, je me suis dit on verra, « ça va le faire ». Donc, je me présenterai sur la ligne de départ avec un total, depuis le 1er janvier 2018, de 9KM natation, 840KM vélo, 660KM CAP. 

La semaine précédant l’évènement, j’épluche pas mal de vidéos YouTube et de forums pour savoir comment se déroule et se prépare un triathlon. Car, cela demande une logistique assez importante et surtout ne rien oublier car cela peut faire vite mal. On reçoit 3 sacs différents : un sac pour le vélo (avec casque, chaussures,…), un sac pour la CAP (chaussures, casquette) et un sac pour après la course. Puis aussi ne pas oublier les petits détails, montre cardio, gels, ustensiles pour réparer une crevaison, et puis les indispensables pour retirer son dossard (certificat médical, copie carte d’identité,…). Toute une organisation ! Nouveau boulot oblige, pas possible de prendre congé. Je quitte donc Bruxelles dardar le vendredi à 19H. Direction les Vosges pour 500KM de voiture. J’arrive à l’hôtel, où tous les membres du club roupillent depuis déjà depuis quelques heures, vers 00H30. Je me mets au lit rapidement. 

5H30. Le réveil sonne. La course commence à 9H mais avec les membres du club nous avons décidé de prendre le petit-déjeuner à 6H pour avoir le temps. J’essaye de manger de façon consistante. La journée va être longue. A 7H, je quitte l’hôtel direction le club nautique de Malsaucy. Je vais immédiatement retirer mon dossard. Ensuite, je prépare les différents sacs de transition avant de déposer mon vélo dans le parc à vélos. Les 30min précédant le coup de pistolet, nous sommes rassemblés entre les membres du RCBT, nous prenons des photos, nous nous aidons à fermer les combinaisons,… 

9H, START. Les 600 autres triathlètes, et moi, courrons pour nous élancer dans le lac dans une eau à 21°. Le « tour » consiste en deux boucles d’approximativement 950M indiqués par deux grandes bouées géantes. Pas évident, pas beaucoup de natation depuis le début de l’année, puis première nage dans un lac avec des concurrents (pas évident de se repérer et de prendre les meilleures trajectoires, et beaucoup de coups involontaires). Je sors de l’eau en 38’05’’ à la 478ème place, loin derrière les meilleurs du club (et parmi les meilleurs au global) qui finissent en 26-27MIN. Mais pas catastrophique non plus. Je ne suis pas non plus un GI américain en train de se noyer à Omaha Beach. Allez, le professeur d'unif aurait mis 11/20/ 

Je sors de l’eau un peu fatigué mais surtout en ayant très chaud (eau chaude + combi + 24°, on transpire). Petite transition en 6’09’’ (les chevronnés font cela en 3’) et puis j’enfourche mon vélo. Et là, (seul point positif à être mauvais nageur), j’ai l’impression de littéralement voler. Je rattrape 300 concurrents. Je lance un rapide « come on » aux membres du RCBT que je dépasse. Le parcours est divisé en trois parties : une première partie relativement plate avec quelques côtes, l’ascension du Ballon d’Alsace depuis Sewen (13KM à 5.1% de moyenne dont 4KM à 8%) et enfin un long toboggan de 30KM vers l’arrivée. Je me sens super bien durant tout le parcours, spécialement dans le col et les petites montées. Dans les derniers KM, je ralentis un peu le rythme et mouline un peu plus pour préparer la seconde transition. Vélo bouclé en 2H47’13’’ (102ème place sur le parcours vélo) à une moyenne d’environ 30.7 KM/H sur un parcours de 90KM avec quand même 1300M D+. Jamais roulé aussi vite, aussi longtemps. C’est vraiment tout bon ! 

Dernière transition. Je m’élance pour la CAP : 3 boucles de 6.2KM (avec une côte assez raide) sur des petits sentiers. Je commence beaucoup trop vite. 1er KM en 3’50’’ puis je cours 1-2KM avec Edouard qui a déjà un tour d’avance sur moi (cette course est sa dernière épreuve en guise de préparation à l’Ironman de Francfort dans 5 semaines), mais il est trop fort pour moi. Dans la fin du deuxième tour, je sens que je suis en train de commencer à subir une défaillance (fringale), je décide de m’arrêter 30’’ au poste de ravitaillement pour avaler tout ce qui est possible et boire du Coca-Cola. Je suis repartis. Dernier tour, je finis en boulet de canon, après avoir rattrapé deux membres du club qui avaient des crampes. Rythme moyen de course 4’30’’/KM. 

Je passe la ligne d’arrivée et finit la course en 4H59’15’’ à la 106ème place. Inespéré pour un premier triathlon, sous les 5H ! 

Après, je n’avais jamais vu cela, tous les coureurs se retrouvent dans une énorme tente où on reçoit 20 min de massage gratuit. Puis après, accès à un buffet géant (lui aussi gratuit) avec biscuits, chips, Coca-Cola, bière, spécialités locales,… 

Et après, souper avec le club à l’hôtel, puis direction le centre de Belfort pour aller prendre quelques verres et regarder notamment la deuxième mi-temps de la Champions League. 

Un super WK.

Compte rendu du triathlon des Titans par une novice

publié le 25 mai 2018 à 09:04 par Tom Vandiest

Un petit compte rendu du triathlon des Titans par une novice

Ce dimanche 20 mai a eu lieu le triathlon de Seneffe, dit des Titans, sous la chaleur torride du soleil seneffois et dans les vapeurs bactériogènes du vilain canal Bruxelles-Charleroi.

Pas moins de 24 RCBT-istes étaient présents pour l’évènement, que je vous conterai ici avec mes yeux de débutante, puisque c’était mon premier triathlon en solo.


Avant la course, le stress

Il paraît que c’est commun de stresser avant un triathlon. Mes principales raisons de flipper étaient : (i) d’être l’avant-dernière de la course avant un unijambiste (true story, je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un à qui c’est arrivé), (ii) d’oublier de déclipser mes chaussures de mes pédales et de m’écraser à terre devant tout le monde dans un bide terrible et inoubliable et (iii) de crever ma chambre à air, parce que je prends 30 minutes pour remplacer ma chambre à air, et que l’opération est rarement couronnée de succès.

Et puis, accessoirement, j’avais peur d’attraper une bactérie dans le canal et d’avoir une gastro pendant une semaine, parce qu’il paraît que c’est déjà arrivé à un gars du club. Mais bon, ça s’avérait une perspective moins stressante que celles dont je viens de vous faire part. Même si je n’étais pas sans savoir que Syngenta exploite une usine pas loin de l’endroit où le triathlon aurait lieu, et une usine classée Seveso seuil haut en plus, berk.

Bref, toutes ces raisons m’ont amenées à être stressée pendant la semaine qui précédait le triathlon, et j’étais impatiente que le triathlon soit passé pour à nouveau cueillir le jour en toute quiétude.


Enfin le grand jour

Oudelali, enfin le dimanche est arrivé, porteur de la promesse d’être enfin délivrée de ce stress. Mais d’abord, il s’agissait de get shit done une bonne fois pour toutes.

Donc, à 11 heures précises, après avoir checké trois fois que tout mon matériel était prêt, et après m’être entraînée dans la rue, non sans égratignures, à clipser/déclipser mes pieds de mes pédales, je me suis enfournée une grosse assiette de pâtes insipides en rêvant aux bons pains au chocolat que je mangerais le lendemain au déjeuner. 11 heures précise, disais-je, pour m’assurer d’avoir fini de me sustenter au moins 3 heures avant la course. Psychologiquement parlant, ça m’a pas mal soulagée de bien suivre les instructions de la check-list compétition publiée sur le site du RCBT. Pour me donner un peu de contenance en plus, j’ai aussi veillé à bien couper mes ongles de pieds.

J’étais donc fin prête, time to go ! Le trajet jusqu’à Seneffe s’est passé sans encombre, en présence apaisante de Max et de Pierre qui étaient vraiment relaxed. Une fois sur place, on a pu constater que le soleil tapait bien fort. Le temps de chercher nos dossards, de mettre notre matos dans la zone de transition et de retrouver le reste de la fine équipe RCBT-iste (spécial big up aux filles et à leur zenitude rassurante), il a vite fallu se jeter à l’eau, pour que l’épreuve commence !!

Argh, mon stress était à son apogée, surtout quand j’ai constaté qu’on était seulement 28 filles, et qu’aucune n’était unijambiste, et que donc je risquais très sérieusement d’être non pas l’avant-dernière mais bien la dernière ! Heureusement, le dégoût que j’ai éprouvé en constatant que l’eau était si trouble que je n’y voyais même pas mes mains a vite écarté toute autre considération. En plus, l’ambiance derrière la ligne de départ était bonne, et les petites vannes et commentaires qui fusaient ont vite permis à l’amusement de prendre le dessus.

Bon et puis, voilà, ça a commencé, et tout s’est passé très vite, comme on dit dans les films. Au début, c’était la grosse ruée, le peloton a été serré pendant 2 minutes max et on se tapait un peu dessus comme lors des simulations faites aux entraînements de Thom. Et puis les nageuses se sont espacées et c’est devenu une vraie sortie « pour le plaisir » : l’eau était bonne, le ciel était bleu, et on pouvait prendre toute la place qu’on voulait pour nager sans stress. A un moment, j’ai perçu que la vagues des hommes me dépassait puisque l’eau qui était plate la minute d’avant s’est soudain transformée en mer déchaînée, mais je ne me suis pas noyée, et il a vite été temps de sortir de l’eau.

Ensuite, petit jogging vers la zone de transition, avec la tête qui tournait, le temps que mes oreilles internes retrouvent leurs repères. Combi enlevée, équipement de vélo enfilé, et hop, c’était parti pour trois tours de vélo. Dur dur de courir avec des chaussures à clips (certainement pire que de courir avec des chaussures à talons), mais grande satisfaction de réussir à clipser mes pieds dans les pédales. Le temps était radieux, les paysages plutôt sympas, ça montait et ça descendait (j’étais ravie d’avoir 27 vitesses dans les petites côtes) ; c’était tout bon. J’avais soif mais trop peur de tomber si je lâchais mon guidon d’une main, et de tomber avec les pieds calés dans mes pédales qui plus est. Finalement j’ai pris mon courage à deux mains et il s’est avéré très facile de boire. Par contre, pour manger, c’était autre chose. J’avais des pâtes de fruits emballées, et j’étais si stressée de tomber que j’ai chaque fois enfourné toute une pâte de fruits entière, sous peine de m’étouffer. A travailler à l’entraînement, ça. On notera aussi les encouragements des bénévoles, et le plaisir de croiser et recroiser des autres femmes et de s’encourager mutuellement à chaque fois.

Une fois le vélo fini, il n’y a plus qu’à courir ! Youpie, je jubilais intérieurement d’avoir réussi la natation et le vélo, disciplines qui n’intègrent pas ma zone de confort. Ca c’est fait !! Bèm bèm !! Forte de ce sentiment d’accomplissement, je me suis lancée sur le long et monotone ravel (2 x 2,5k aller-retour), bien exposé au soleil par endroit, et balayé par le pollen voletant (mauvais pour la pâteuse et les lentilles !). L’avantage de ce parcours, au moins, c’est que ça permettait de croiser les RCBT-istes courant dans l’autre sens, et guetter leur arrivée était une bonne distraction. La présence de Bilal et de Robin sur le parcours qui dispensaient leurs encouragements a aussi largement participé au fun de l’épreuve. Comme le parcours était plat, l’épreuve s’est avérée agréable, et j’ai donc bien profité du deuxième aller-retour qui m’amenait enfin vers la fin !


A moi les bières et les frites

Et voilà, j’ai franchi la ligne d’arrivée et j’ai pu me dire « Je l’ai fait !! » , héhéhé ! C’était un super challenge, d’autant plus chouette qu’il était partagé avec une bonne équipe. Une partie du plaisir a été de s’y préparer, mais le plus grisant a été, je trouve, de s’encourager mutuellement avant et pendant l’effort. Vive le RCBT !

NB : Dans les worth noticing, un thumbs up tout spécial à Max qui s’est profondément coupé une main et un pied sur un objet non identifié dans le canal mais qui a continué sa course vaille que vaille. Ca c’est du prési (ou du masochisme) !


Sarah V.

Résultats du Triathlon XL de Gérardmer (03/09/16)

publié le 7 sept. 2016 à 15:47 par Tom Vandiest

Merci à Jacques pour le travail !

Récits et comptes-rendus Ironman Frankfurt 2016

publié le 13 juil. 2016 à 02:19 par Tom Vandiest   [ mis à jour : 15 juil. 2016 à 00:40 ]


Ci-dessous...

Compte-rendu CM Duathlon Aviles

publié le 12 juin 2016 à 07:43 par Tom Vandiest   [ mis à jour : 12 juin 2016 à 07:45 ]

Préparation compliquée avec des crampes dans pratiquement toutes les compétitions préalables après 5km de course à pied et surtout contracture au mollet qui me force à l’abandon lors des 10km d’Uccle et m’empêche de courir lors des 3 semaines qui précèdent le championnat du monde.

Je commence donc les premiers 10km prudemment (peur de l’apparition de crampes/contracture) en 3min23/km mais termine néanmoins avec 1min d’avance sur le second dans ma catégorie (45-49). Pas de crampes et pas de contracture, c’est déjà ça.

La 1ère transition est catastrophique: je passe 2 x à coté de mon vélo, je boucle mon casque à l’envers! mes élastiques tenant mes chaussures sur les clips ont lâchés du coup je dois descendre de vélo avant de remettre mes pieds dans mes chaussures.

Le 2nd (un espagnol) me dépasse par conséquent au début du 1er tour à vélo. Je reste cependant pas loin et le repasse un peu plus tard devant lui. Il reste dans ma roue (voir photo) tout au long du circuit vélo que je termine à un peu moins de 39km/h de moyenne.

La dernière transition se passe bien et je démarre les derniers 5kms en trombe et le trou est de toute suite fait. Apparition de points de cotés dans les deux derniers kms (manque d’entrainement cap?) qui me forcent à ralentir fortement mais le second à déjà jeter l’éponge. J’effectue les derniers 5km en 3:37min/km.

Au total je gagne ma catégorie (45-49) mais je n’ai que le 13ème temps tous groupes d’age confondus (contre 3ème temps au CM 2015).

Jerome Claeys

ITU World Triathlon: compte rendu

publié le 17 mars 2016 à 05:25 par Tom Vandiest   [ mis à jour : 17 mars 2016 à 05:25 ]

ITU World Triathlon: compte rendu
Par Damien Janssens (Instagram @d_jdb), un ancien RCBTiste qui refait surface d’un autre continent

Le deuxième objectif de ma première saison de triathlon, 1 mois après l’Ironman 70.3 Dubai, était l’ITU World Triathlon Abu Dhabi. Etant mon premier triathlon en distance olympique, je ne peux de nouveau pas fixer d’objectif précis. J’espère secrètement être en dessous de 2h30. On verra bien !

Le désavantage du triathlon au Qatar, c’est qu’il faut prendre l’avion pour n’importe quelle compétition hors du pays. Et c’est toujours une grosse organisation, surtout pour transporter le vélo !

Le ITU d’Abu Dhabi est la course phare du TriClub Doha, on est une grosse 20aine du club à faire le déplacement, dans le même avion et le même hotel. Ambiance assurée, avec le mélange de nationalités (Qataris, Irlandais, Espagnols, « South-Africans », Australiens… et Belge ! ☺ ).

Jeudi soir, l’arrivée à l’aéroport d’Abu Dhabi est très atypique. Je n’ai jamais vu autant de « bike bags » ! On regarde tous arriver par la porte des « oversized luggages » un à un nos caisses à vélo, comme des gamins devant un stand de pêche aux canards un jour de foire.

Le vendredi matin veille de course, on se rend au Race Village pour retirer son Race Pack (j’aimais bien mon numéro de dossard : 2016 !) et participer au « swim practice ». Le parcours nat est dans la mer, mais protégé des vagues par un large mur de quai, d’où se fait le départ. Deux avantages : surface très plate, presque comme dans un lac, et une vue à couper le souffle sur la corniche d’Abu Dhabi ! L’après-midi, on vient déposer nos vélos dans le parc.

Samedi matin, la transition ouvre à 5h du mat et on y entre pour préparer notre vélo pour la course (affinage de la pression de pneus, gourdes, gels, élastiques..). Le départ pour mon groupe d’age se fait à 7h20, sous le soleil levant !

C:\Users\djanssensdb\Documents\Perso\TriClub Doha\PICTURES\2016-03-05 ITU World Triathlon Abu Dhabi\12802883_1273849735963442_9174714855755025581_n.jpg

Lors du semi de Dubai, la natation avait été réduite à 600m à cause de la hauteur dangereuse des vagues causées par un vent impressionnant. Les 1,500m du ITU Abu Dhabi était donc ma distance la plus longue en natation ! Une grande boucle dans laquelle je m’oriente bien, avantagé par les nombreux aquathlons et entrainements en mer avec le club. Un rapide coup d’œil à la montre en sortant de l’eau, 30’30, ça correspond à ce que je voulais. C’est donc motivé que j’enfourche mon vélo pour entamer les 40km.

Le parcours vélo est un régal : tout plat (imaginez la côte belge…), très roulant, deux boucles de 20km avec un léger vent. Sans aucune référence précédente, je me dis que je serais content avec une moyenne de 33kmh. Mais, entrainé par la motivation et très en forme, je décide de rouler en gardant mes pulses autour de 160 bpm. Je ne fais pas trop attention à ma vitesse, et pose le pied après un peu plus d’1h08, soit 35,6kmh de moyenne. J’étais euphorique ! J’avais pris deux gourdes, mais n’en ai utilisé qu’une. À retenir pour la prochaine course, je gagnerai près d’1kg.

Les 10km cap ont été plus pénibles par contre. Mon temps de référence sur 10km « sec » est 41’15, je voulais donc finir autour de 42min. Mais c’était sans compter la chaleur montante et le fait que j’avais roulé vite. Le premier des 2 tours se passe bien, et le deuxième a été plus dur, je change la vue de ma montre pour ne pas voir ma vitesse, et me concentrer sur le temps total. Au km8, je réalise que si je continue à cette vitesse, l’objectif temps sera atteint. La motivation remonte d’un coup ! Lors de l’arrivée sur le tapis bleu à 200m de l’arrivée, le speaker annonce mon nom, je sors le drapeau belge et finis par un bon sprint, 43’30 pour les 10km cap pour un temps total de 2h27 : objectif atteint ! Au final, je finis 10ème de mon age group comme à Dubai, et 77e au scratch sur 550.

On a ensuite assisté aux courses des professionnels et j’ai pu rencontrer, entre autres, le belge Marten Van Riel (qui fera une belle 17ème place), et reçu un T shirt signé par Richard Murray (beau 2ème) ! En bonus, un selfie avec le vainqueur du jour, Mario Mola. Pour les filles, j’ai rencontré à mon hôtel Helen Jenkins et Jodie Stimpson avant leur course. Je leur ai demandé laquelle d’entre elles gagnerait et laquelle serait deuxième, elles ont éclaté de rire, mais au final, Jodie Stimpson a gagné et Helen Jenkins finit 3ème !

Après la course, il a fallu décider le prochain objectif. J’ai combiné avec mes vacances en Belgique et me suis inscrit à Eupen en «Long » (1.9, 88, 21) le 7 aout 2016. J’espère y retrouver un maximum d’entre vous !  

C:\Users\djanssensdb\Documents\Perso\TriClub Doha\PICTURES\2016-03-05 ITU World Triathlon Abu Dhabi\12670935_10153291261295163_8124291397477536318_n.jpg  

  



Ironman 70.3 Dubai : compte rendu

publié le 17 mars 2016 à 05:24 par Tom Vandiest

Ironman 70.3 Dubai : compte rendu
Par Damien Janssens (Instagram @d_jdb), un ancien RCBTiste qui refait surface d’un autre continent

L’objectif phare de ma première saison de tri depuis 2009 était l’Ironman 70.3 de Dubai, le 29 janvier 2016. Eh oui, alors que le RCBT est en pleine saison hivernale, le TriClub Doha est au pic de sa saison d’été ! Totalisant alors 4-5 mois de triathlon (avec de précieux conseils de Phil par emails!), et n’ayant jamais fait de compète plus grande qu’un sprint, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je n’y allais donc pas avec un objectif temps précis, mais dans le but de profiter de Dubai, et de prendre du plaisir pendant la course.

J’arrive à Dubai le mercredi après-midi, le temps de retirer mon package d’enregistrement : Un superbe sac à dos brandé Ironman 70.3 Dubai (assez grand pour mettre tout un équipement de triathlon et parfait pour se la peter en toute circonstance :-) ) contenant dossard, tatouages, autocollants, sacs de transitions, polo et casquette. Le soir, lors de la grandiose cérémonie d’ouverture de l’évènement, j’ai l’occasion de discuter avec les deux grands favoris de la course [qui se révèleront être les gagnants], les superstars Ironman du moment, Daniela Ryf (championne du monde 2015 Ironman et Ironman 70.3) et Jan Frodeno (même palmares chez les hommes)! Lors du Race Briefing, on nous informe de trois plans possibles pour le parcours nat, en fonction du vent du lendemain, annoncé très fort.

Le jeudi matin avait lieu le « swim practice » au lieu de départ, dans le golfe persique. Pas rassurant : le vent annoncé est bien là, et les vagues sont impressionnantes. L’après-midi, lors du dépôt dans la zone de transition des sacs de transitions et du vélo, le vent se fait encore plus fort. On redoute vraiment le lendemain !

Vendredi matin jour de course (dans le Middle East, le week end est le vendredi samedi), la transition ouvre à 5h du mat. J’y entre pour mettre les gourdes et gels, et placer les élastiques sur les chaussures de vélos et j’en profite pour admirer les vélos des pros : de belles bêtes ! Je suis particulièrement sous le charme du Canyon de Jan Frodeno. À 6h, l’annonce tombe : en raison des vents violents, la natation ne fera que 600m, et le départ est déplacé pour pouvoir nager à l’abris d’un mur de quai. Un mélange de déception (tellement d’heures d’entrainement pour ne nager que 600m !) et de soulagement (nager dans de telles conditions aurait été dangereux).

Les pros font deux fois le tour de 600m, puis les age group partent pour un tour. Le départ est aussi frustrant qu’un 20km de Bruxelles avec un dossard à 5 chiffres : pour des raisons de sécurité, ils ont fait partir les 1,100 amateurs un à un toutes les 3 secondes ! La natation est très agréable, et le paysage unique : la Burj Al Arab (le fameux hotel en forme de voile) pour la respiration à gauche, la Burj Khalifa pour la respiration  droite, j’ai connu pire. Comme le départ a été modifié en dernière minute, la natation est suivie par une transition de… 1km sur la plage pour rejoindre le parc à vélo !

Transition assez rapide, le parcours vélo s’offre à moi. Un aller-retour « plat » sur une autoroute qui quitte Dubai pour rejoindre le désert, rien de très technique a priori ! Les 45 premiers km se font le vent dans le dos, je suis super bien avec un split de 1h13 (37kmh de moyenne, du jamais vu pour moi). Puis vient le moment fatidique du demi-tour, et les 45 derniers km avec un vent à décorner les antilopes (y’a pas de bœufs dans le désert). C’est une toute autre course ! Je tente de rester aero le plus possible, car le moindre écart provoque l’effet d’un coup de frein. Je pense à m’hydrater au mieux et à garder une cadence élevée pour éviter de brûler les réserves pour le semi-marathon à venir. L’autoroute étant en plein désert, le vent apporte son lot de sable, qui vient s’ajouter gaiement à la donne. Au final, je pose le pied après 1h52, alors que j’avais visé moins de 3h10. Très content donc, et en pleine forme pour attaquer la càp, qui a toujours été ma partie préférée, même en 2008.

Le semi-marathon consiste en 3 allers-retours le long de la belle Jumeirah Beach (sur une running track toute neuve). Mon temps de référence « sec » étant 1h34 trois semaines auparavant au semi-marathon de Doha, je m’attendais à tourner en 1h45 après 90km de vélo. Je pars super en forme, autour de 4’25/km pendant les 10 premiers km, puis la fatigue commence à se faire sentir. Je réduis naturellement l’allure pour être sûr de terminer autrement que sur les genoux, et je finis avec 1h39, au-delà de toute espérance !  

C:\Users\djanssensdb\Documents\Perso\TriClub Doha\PICTURES\2016-01-29 IRONMAN 70,3 Dubai\12592552_10153787027025609_4204483505065482524_n.jpg     

Au final je m’en sors pas mal pour une première tentative, temps total de 4h55, je crois que j’aurais fait 5h20 avec une natation complète. Je finis top 10 de mon age group M25/29 et 243 au scratch… exactement mon numéro de dossard ! Super sensations, j’ai hâte de refaire un autre semi.

Merci à toi Phil, même au bout du monde tu m’as conseillé comme dans le temps, et cela a été payant !

Prochain objectif, le triathlon ITU de Abu Dhabi en distance olympique le 5 mars, puis il faudra choisir le prochain semi… pourquoi pas Eupen lors de mes vacances en Belgique ? :-)



Du triathlon au Qatar… ça existe !

publié le 17 mars 2016 à 05:23 par Tom Vandiest   [ mis à jour : 17 mars 2016 à 05:25 ]

Du triathlon au Qatar… ça existe !
Par Damien Janssens (Instagram @d_jdb), un ancien RCBTiste qui refait surface d’un autre continent

Si vous me connaissez, c’est que vous êtes au moins aussi vieux que Maxime et Louis. En effet, j’ai fait partie du RCBT pendant 2 saisons, entre 2007 et 2009, en commençant avec Maxime !  Malheureusement vite pris par l’unif, j’avais alors progressivement diminué, jusqu’à arrêter le triathlon, à mon grand regret.

C’est en Septembre 2015, alors expatrié depuis 1 an au Qatar, que j’ai décidé de me replonger dans le tri, quand j’ai appris avec surprise l’existence du « TriClub Doha », auquel je me suis directement inscrit. J’ai tout de suite constaté de grandes différences entre l’entrainement en Belgique et au Qatar. D’abord, il fait chaud, très chaud. La saison de tri est donc décalée, commençant en septembre pour finir en juin. Septembre/octobre, les entrainements se font en général vers 5h du mat, pour ne pas souffrir de la chaleur. Mais les conditions sont idéales tout au long de la saison, je n’ai jamais eu une seule sortie sous la pluie. Pas de dénivelé, par contre le vent peut souffler très fort. On est tous équipés d’un chip nominatif, et on a tous les mois un aquathlon (1 ou 2 km en mer, 5 ou 10km cap) et un duathlon (20 ou 40km vélo, 5 ou 10km cap) ce qui nous permet d’avoir un bon aperçu de notre progression et de notre niveau dans le club. Par contre, pas d’entrainement collectif sur piste, je me suis entrainé seul pendant tout un temps, en m’inspirant beaucoup des séances VMA du site du RCBT… :-) J’ai maintenant rejoint une équipe coachée par un neo-pro habitant au Qatar !

C:\Users\djanssensdb\Documents\Perso\TriClub Doha\PICTURES\2015-09-19 TriClub Aquathlon\12552782_1703745456536130_5373311644348899659_n.jpg

Le TriClub Doha s’entraine chaque semaine en mer, avec un aquathlon chronométré tous les mois !





Les FOULEES AXA HIVERNALES (12,7 km , 908 arrivées – 5 km, 127 arrivées)

publié le 14 déc. 2015 à 04:55 par Tom Vandiest   [ mis à jour : 14 déc. 2015 à 04:55 ]

Les FOULEES AXA HIVERNALES (12,7 km , 908 arrivées – 5 km, 127 arrivées) 
116 Racingmen à l’arrivée et victoire RCBT devant RCB à l’inter-équipes.


Les « Foulées Axa hivernales ont à nouveau constitué une belle revue d’effectifs pour le RCBT et le RCB-GAL. Vous n’étiez en effet pas moins de 116 à l’arrivée des deux distances proposées par les organisateurs, 5 et 12,7 km d’un circuit solidement accidenté, un record en la matière (108 l’an dernier). Cette présence en masse s’est évidemment traduite à l’interclub puisque sure la longue distance le RCBT l’a emporté avec 52 points, devançant le RCB avec 107 pts, Sportivamente terminant à bonne distance (222) en 3è position.

Pour obtenir ce résultat, dans une épreuve remportée comme l’an dernier par l’ancien RCBtiste, Jérôme Philippe, le RCBT a classé 4 hommes dans les 10 premiers, Philippe Colson (4), Olivier Philippe (8), Matthieu Seha (9) et Sébastien Calle (10), tandis que le RCB-GAL plaçait Fred Debaste en 7è position et Christophe Collaer en 14è. Dans les catégories nous notons la belle victoire de Guy Baikrich en V4 (+70), accompagné sur ce podium par Georges Kin (3è), catégorie dans laquelle, malgré ses 87 ans, est classé notre doyen, Raymond Rasquin, qui n’a pas rencontré de concurrence chez les +80. A l’autre bout de l’échelle des âges c’est encore le Racing qui s’illustre puisque c’est Liévin Crefcoeur, le jeune triathlète, qui gagne le classement des Espoirs dans un excellent temps.

Ces belles performances valent aussi des podiums à Philippe Colson, 2è en Séniors (-40), à Sébastien Calle, 3è en V1 (+40) et à Philippe Schelkens, notre président triathlète, 2è én V2 (+50). Enfin, notons la 2è place de Marie Moreau chez les espoirs dames, qui a encore un peu de chemin à faire pour rattraper sa maman, Cécile Van de Moosdyck, 7è chez es A1 (+40).  

Sur la distance courte (5km) c’est à un véritable hold-up des espoirs du RCBT que nous avons assisté : non seulement ils occupent l’intégralité du podium de leur catégorie, mais ils font 1 et 2 au classement général en la personne de Julien Hagen et Timothé Van Wassenhove, le 3è espoir étant Pierre Bossicard, 5è au général. Pour ne pas être en reste c’est Muriel Cartiaux qui a remporté le classement des femmes. Notons aussi a 2è place de Mathieu Dollé en sénH et la victoire d’Arlette Bébé chez les dames de +70, tandis que Ida Despontin faisait 2è chez les A2 (+50).

En résumé : comme à l’accoutumée, belle démonstration de force des troupes du Racing à ces Foulées Hivernales !!


Jacques Wiame

Compte-rendu Championnat du monde duathlon - Jérome Claeys

publié le 21 oct. 2015 à 23:09 par Tom Vandiest   [ mis à jour : 21 oct. 2015 à 23:10 ]

Réveil à 5am pour manger mes céréales 3h avant la course. 8am, soleil radieux, 15 degrés, peu de vent (une dizaine de noeuds). C'est le printemps à Adélaide (Australie). La température montera jusqu'à 22 degrés en fin de course. Les concurrents dans la distance standard partent par vague/par groupe d'age avec 1min d'intervalle. On est un peu plus de 50 dans mon groupe d'age (40-44). Les concurrents dans la distance sprint sont partis à partir de 7:30am. Au total plus de 1000 athlètes se partagent le parcours ce qui crée quelques embarras de circulation.

Le parcours cap n'est pas très exigent. Il emprunte 2 boucles de 5km en bordure de rivière qui coule au centre d'Adélaide (Torrens) avec un virage à 180°. Peu de dénivelé mais jamais plat à cause des passages sous ou au dessus des ponts. 2 casses pattes de 30m et des athlètes à remonter en permanence. Je commence par suivre un rythme peu soutenu imprimé par deux australiens. Après 3 km j'accélère et me retrouve seul. Je suis surpis de ne pas voir Lee Piercy (un anglais), le favori ayant gagné les deux éditions précédentes, dans ma foulée. Vers le 8ème km une vielle blessure au tendon d'achille droit se réveille. Heureusement c'est bientôt fini. Je ne sens pas mes douleurs dorsales, probablement grace au neurofen 400 avalé une heure plus tôt. Je termine les 1er 10km avec 2min d'avance sur le second en 33min (3:19min/km). Je ne sais pas qu'il y a un français de 35 ans parti 3min plus tard qui fait le parcours 1min30 plus vite. J'ai le 5ème temps tous groupes d'age confondus après ce premier tronçon.  J'aurais probablement pu faire mieux en partant plus vite. 

La transition vélo qui contient un long parcours à pied n'est pas idéale. Je ne retrouve pas tout de suite mon vélo. La visière de mon casque aéro se détache. Je met mes chaussures vélo à l'arrêt ne sachant pas encore les enfiler en roulant. Je n'ai que le 25ème temps de mon groupe d'age (128ème au total). Ma marge de progression est réelle dans ce secteur...

Le parcours vélo se fait sur 4 boucles de 10 km. Très plat mis à part une côte de ca 600m avec un max à 7% mais parcours relativement technique avec 3 virages à 180° et 11 à 90° et surtout un monde fou sur la route. Je remonte constamment d'autres coureurs (sprint, groupe d'age partis plus tot et doublés à partir du 2nd tour, hommes et femmes). On a tous un tatouage sur le mollet gauche indiquant si on fait la distance standard ou sprint et un autre sur le mollet droit indiquant  le groupe d'age. A la fin du 1er tour je prends le dernier 180° trop large et me retrouve dans la ligne d'arrivée. Je dois m'arrêter, passer au dessus de la berme centrale, et repartir sur la bonne voie. Douleur aux ischios droits à mi course (ai-je trop poussé?). J'essaie de me ménager. Je m'attends à me faire rattraper par Lee Piercy mais personne ne me dépasse. Parcours réalisé en 1 heure et 11s, meilleur temps de mon groupe d'age mais seulement 4s de mieux que Lee Piercy. 8ème temps tous groupes d'age confondus. Je fais le premier tour à 38,1km/h de moyenne (probablement à cause du départ à l'arrêt et mon épisode en fin de tour), le second en 40,7km/h puis en 40,8km/h et enfin 40,9km/h. Suis très content de mon Trek Speedconcept avec roue pleine à l'arrière et 9cm de profil à l'avant (suis un des seuls à avoir 9cm à l'avant). 

J'enlève mes chaussures dans la dernière ligne droite sans me casser la figure et cette deuxième transition se passe plutôt bien. 5ème temps de ma catégorie et 50ème au total.

Il y a bcp moins de monde dans le dernier tronçon de course à pied (5km). Les sprints ont fini et peu de standard sont déjà arrivés. J'ai quelques concurrents du groupe d'age 25-30 partis plus tôt en point de mire. Une famille de cannetons décide de traverser le sentier juste devant moi. Je ne peux éviter dans toucher un ce qui crée des grands cris d'indignation dans le public. Plus de peur que de mal. Je reprends le vainqueur du groupe d'age 25-29 dans le dernier km (qui est soulagé de voir mon tatouage sur le mollet droit) et termine en 17min25sec. 3:20min/km, 1min18s d'avance sur le second de mon groupe d'age et 3ème temps au total (2s derrière le premier).  Ne perd quasi donc rien par rapport au 1er tronçon ce qui est plutôt bien mais indique aussi que j'aurais pu aller plus vite dans le 1er tronçon.

In fine je termine en 1:53:17 avec ca 4min d'avance sur un australien dans mon groupe d'age. Lee Piercy n'est que 3ème. Le français de 35 ans a fait 19sec de mieux au total, et un australien dans le groupe d'age 20-25 est 5sec devant moi.

Jérome

1-10 of 57