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Compte-rendu 1er Triathlon 1/4 Anvers 2014 - par Olivier Philippe

publié le 6 août 2014 à 01:58 par Vandiest Thomas   [ mis à jour : 6 août 2014 à 01:58 ]

Petit compte-rendu de ma première compèt de la saison en tant que RCBTiste. En fait non, LONG compte-rendu pour un simple ¼.

J’arrive à Anvers à 11h30 avec Alexandre K. Fidèle à moi-même, je suis hyper tendu … et cela depuis la veille au soir. Il faut croire que mes dix années de compèt en athlétisme ne m’ont rien appris à ce niveau. Néanmoins j’ai l’excuse du nouvel arrivant, du novice. J’essaye de me dire que je viens en mode découverte, que je peux la prendre cool en vue de faire mieux aux prochaines compèt. Je me répète l’enchainement en sortant de l’eau – oui oui, aussi ridicule que cela soit -, je réfléchis mille fois à tout ce que je dois mettre dans ma T1 et T2. Et puis, même si je viens en mode « découverte », je ne me le cache pas, je suis un compétiteur. Je ne veux pas juste terminer, je veux aussi faire des temps qui me satisfassent. Le temps avance. J’ai l’avantage d’être accompagné d’un mec zen. Alex n’est pas au même niveau de tension. Seul un ou deux « je dois absolument chier » perturbe son calme plat. L’organisation est tout simplement parfaite. Tout est clair, bien indiqué (- comme en athlétisme les flamands font ça bien). Les 3km d’écart entre les deux zones de transition ne sont donc pas un problème. Il faut quand même bien gérer son temps. Du temps, il m’en manque pour m’échauffer. Dans les box avant la natation je fais donc quelques moulinets des bras histoire de ne pas être complètement raide au départ. En fait, je suis loin d’être froid. Le stress, les 3km, l’enfilement de ma combi, tout ça fait monter ma température ! La combi est juste parfaite. Encore un grand merci à Martin B. de me l’avoir proposée.

Allez, top départ.

La natation se passe plutôt bien. 1km « seulement ». Je me dis que dans un bon jour je peux tenir en 1’30 au 100m. Donc objectif 15 min. Je dévie beaucoup et prends quelques coups de pied (ça  c’est normal). La fin est dure, j’ai les bras lourds. Je me rends compte pendant le kilomètre que je dois encore bosser mon sighting. Une fois sur deux je bois la tasse, l’autre je regarde à moitié et je ne suis pas extrêmement sur de ce que j’ai vu. Bref, je termine ma natation en 17’03. A ce moment-là je ne le sais pas et je suis plutôt content de moi.

C’est dans les transitions que l’expérience en triathlon importe énormément. Je galère énormément pour trouver la corde et ouvrir ma combi. Je mets 3h à l’enlever. Casque, chrono, lunettes, chaussettes, chaussures et c’est parti. Résultat : 3’15 de transition et … la transition la plus lente du top 50 héhéhé !!!!!!!

Vélo ! De manière très/trop optimiste, après mon stage à Poitiers, j’imaginais le <1h possible (drafting autorisé). Je démarre le vélo sans trop forcer, mais l’envie est là. Du coup je prends la roue du premier gros rouleur qui passe. Au premier virage à angle droit je freine beaucoup plus. Je n’ai pas eu l’impression de prendre une mauvaise trajectoire mais il faut croire que je suis encore un peu « peureux ». Je le sais, je suis loin d’être habile avec mon vélo. Et d’ailleurs ça ne me dérange pas trop. Après une semaine à regarder le Tour, je suis vacciné contre les chutes.  Un groupe se forme et l’entente est bonne. On table sur 40km/h et on prend tous nos relais. Les nuages se font de plus en plus sombres. On rattrape pas mal de monde et un autre groupe nous rejoint. Du coup on est bien 30 et ça se désorganise. Je découvre que Bilal est dans mon groupe. Je savais que je nagerai probablement un peu plus vite. On se salue. 20km. Et c’est à ce moment-là que la pluie a commencé à tomber. Une « drache » nationale, oui monsieur. On ne voyait plus rien. Le groupe s’est désorganisé encore plus et a commencé à se scinder. J’ai fait l’effort de rester devant avec Bilal. Je me dis que si je fais ma partie vélo avec Bilal ça ne peut que faire un bon temps à l’arrivée. Mais je craque. Je laisse 3 mètres et je me déconcentre et c’est fini. Je suis lâché et je suis vraiment seul. Sous une pluie battante je relance deux trois fois en espérant reprendre le groupe qui est maintenant à 100m. Impossible. Du coup, je fais mes 10 derniers kilomètre en solo en poussant comme un fou. Mon moral baisse tandis que la pluie n’en finit pas. Je suis rattrapé sur la fin par une partie de mon premier groupe. Je me dis que ça valait bien la peine de libérer tant d’énergie. J’aurais du lever le pied pour les rejoindre. Je saurai pour la prochaine fois.

J’entre dans le T2. J’aperçois et Alex et Bilal, je me dis que mon vélo n’était finalement pas catastrophique (1h03’40 contre 1h02’15 pour la référence Bilal). Alex me dira avoir aussi craqué sur la fin, lui qui avait fait une excellente natation (15’). La transition se fait aussi lentement que la première. 3’ ! Soit à nouveau la plus lente transition du top 50 ! Youhou ! Bilal et Alex sont déjà partis. A ma décharge je dois changer mes semelles orthopédiques de  mes chaussures de vélo. Mes lacets élastiques sont serrés à mort. Du coup je galère énormément pour enfiler mon pied dedans. Mes jambes sont tétanisées. Je fais une crampe à la cuisse en enfilant le pied gauche et une autre à l’avant des tibias en enfilant le pied droit. Là je me dis que ça va pas être joyeux pour la course. Je me pose des questions sur mes crampes. Pas assez bu, mangé ? Pas vraiment l’impression ?

C’est parti pour « ma » partie. J’espère faire <40’.  Après mes crampes, je démarre prudemment. Mes jambes se « déverrouillent » progressivement. Je sens que je suis toujours à la limite de la crampe mais je fais avec. Je dépasse Alex, je le salue. 200m, plus loin je dépasse Bilal, je le salue. Ça me donne de l’énergie et du moral de les dépasser. C’est pas parce qu’on est du même club, qu’on peut pas se stimuler entre nous !  Je dépasse pas mal de monde. Je me calme, je me dis : tu verras au deuxième tour si tu veux accélérer.  Ma foulée est loin d’être ma foulée de demi-fond mais je fais avec et j’accélère comme prévu au deuxième tour. Je me sens des ailes en dépassant et je regrette de ne pas avoir mis plus d’énergie dans le premier tour. Je finis en 38’ avec ce petit regret. J’avais presque envie d’un troisième tour. Je regarde le chrono et je vois 2h05. Je suis content. Bilal et Alex arrivent peu après, ils sont aussi contents.

Les conditions ont été difficiles mais mon temps me satisfait. Je ferai mieux la prochaine fois et je suis sûr que cette expérience me servira. Je sais à présent que je dois travailler mes transitions, ma nage en eau libre et que je dois apprendre à rouler dans les roues.

C’était un vrai plaisir. Je suis content de ma reconversion et je suis heureux d’être au RCBT. C’est aussi grâce à ce club et toutes les opportunités de s’entrainer offertes que j’en suis là. Merci