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Compte-rendu Belman - 1er 1/2 par Matthieu Lombaert

publié le 3 sept. 2014 à 13:45 par Vandiest Thomas   [ mis à jour : 3 sept. 2014 à 13:45 ]

Compte-rendu du Belman, dimanche 31 août 2014   


C'est donc une véritable armada de triathlètes du RCBT qui fut présente dimanche passé lors de la seconde édition du Belman près de Spa.
En me réveillant (très tôt et après une nuit fort agitée) le matin de la course, après avoir jeté un bref coup d'oeil par la fenêtre ce qui me permit de constater qu'il faisait tout simplement dégueulasse, je me rendis compte que la journée ne serait pas des plus simples. 
A noter que la totalité de l'installation des vélos et autres équipements pour la course avait été faite la veille du jour J ce qui, il faut bien le dire, diminua le stress lors de la matinée d'avant course.

A 9h20 très exactement donc, j'étais dans l'eau (froide) du lac de Robertville. N'ayant que 19 ans, j'ai été frappé de constater à quel point j'étais un véritable baby par rapport à tous les autres participants dont la moyenne d'âge devait être d'environ une trentaine d'années. Mais qu'importe, c'est avant tout une première expérience sur le longue distance et je veux juste donner le maximum sans pression.

9h30: début de la course! Avec le stress de début de course et l'envie d'être bien placé à la sortie de l'eau, je pars rapidement et m'insère après environ 300 m dans un second groupe de quelques participants (dont ce très cher Louis Bouillet) derrière le groupe de tête que je n'ai clairement pas les moyens de suivre. La natation se passe fort bien, je nage en allongeant mes mouvements sans trop forcer (autant que faire se peut) car je le sais, la course sera longue pour moi. Je sors avec le 10ème temps natation en 30' et je trouve avoir bien géré mon effort, je suis prêt pour entamer le parcours vélo! En +, après ma transition, mes parents, mes soeurs, ma copine et mes amis m'encouragent plus que chaleureusement, ce qui me donne encore plus envie de bien faire. Cependant, je me fais violence pour ne pas partir comme un acharné sinon je le paierai cash dans quelques heures...

Les 45 premières minutes sur le vélo se passent très bien, les jambes tournent toutes seules, le cardio est assez bas, la moyenne est convenable et je sens que l'entrainement du mois d'août porte ses fruits. 
Cependant, après cela, mon changement de plateaux fait des siennes et il m'est impossible de passer sur mon gros développement. En soi, en y repensant, ce n'était sans doute pas plus mal car je ne me suis pas explosé les jambes prématurément "grâce" à cela. Là dessus, il commence à pleuvoir des cordes et, n'ayant qu'une tri-fonction plutôt trempée, je commence à grelotter. En effet, malgré que nous soyons le 31 août et donc en plein été, j'ai la très désagréable impression d'être genre le 31 octobre, période de l'année détestée principalement parce qu'il y fait très fréquemment dégueulasse. Heureusement, il y a des moments d'accalmies ce qui me permet de m'accrocher et de maintenir un bon rythme (31,5 km/h). Je m'hydrate très régulièrement et mange environ toutes les 20'. "Manger avant d'avoir faim et boire avant d'avoir soif", merci Tom Vandiestet Phil LeCoach  C'est au 60ème km environ que mon mental en prit un gros coup puisque peu avant l'entré du circuit de Francorchamps, au niveau d'un rond-point crucial pour y accéder, il n'y avait aucun signaleur ni référé pour indiquer l'itinéraire (ce qui est tout à fait regrettable et me semble être une erreur évidente). Du coup, je prends la mauvaise sortie (j'avais suivi un type devant moi qui semblait savoir par où aller) et roule pendant 6-7 minutes avant de me rendre compte que je suis totalement perdu! Mon compagnon de misère s'en est, lui aussi rendu compte, et après avoir retrouvé mon chemin et être arrivé sur le circuit, je constate avoir perdu au bas mot 15' et roulé 7 km de plus... Frustrant surtout que tout se passait pour le mieux avant cela. 
Mais bon, la course est encore longue et je dois me reconcentrer. Du coup, je fais mes deux tours à Spa convenablement et mes bien-aimés supporters m'encouragent et me motivent d'une façon terriblement efficace dans le bien connu "raidillon" du circuit. 
Après ce passage sur le circuit de F1, il est temps de reprendre la direction de Robertville pour entamer le semi-marathon, partie de la course que j'appréhende beaucoup. Les 25 derniers km à vélo sont pour ainsi dire humides et froids. Je commence à en avoir marre de me les geler sous la pluie avec la selle de mon contre-la-montre qui me rentre dans les fesses et me fait un mal de chien. La moyenne baisse un peu sur la fin mais je m'en moque, je préfère perdre du temps maintenant qu'en perdre encore plus plus tard! Au final, je boucle le vélo en 3h27 pour 98 km en vélo (sans ce quart d'heure inutile, j'aurais obtenu un temps dans le top 40 sur la partie vélo... rageant!).

En posant mon bébé (le vélo donc) et après avoir mis mes chaussures de course pour entamer les 21 km à pieds, je me dis que c'est véritablement à ce moment-ci que les choses sérieuses commencent et que je vais devoir me faire très mal (ce n'était pas peu dire). 
La première boucle de 5 km est délicate. Ayant les muscles tétanisés par la pluie et le froid, j'attrape des crampes au quadris et à l'arrière de ma cuisse droite après seulement 1 km 500. "Pas simple, ce ne sera donc pas simple". Après 2 minutes, quelques étirements et que Louis m'ait dépassé alors qu'il entamait déjà son 2ème tour, je repars et commence à trouver mon rythme. Premier tour bouclé en 28'... Pas dingue mais je commence à trouver mon rythme. En plus, mes bien-aimés supporters (la famille, copine et amis) me boostent et je repars plus décidé que jamais. Le deuxième tour est bouclé en 24' et ce, j'en avais l'impression, sans forcer. Erreur. Dès le début du 3ème et avant-dernier, je sens qu'il ne me reste plus grand chose dans les pattes et que je suis vraiment fatigué. Mais nom de Dieu, il reste encore 11 km et il va bien falloir les avaler. je repars donc, lentement mais surement. 
Phil me rattrape aux environs du 12 ème km! Etonnement, cela me remonte le moral de courir un peu avec lui! Mais je dois rapidement le laisser aller car je n'ai vraiment plus de jus. J'alterne donc des intervalles de 800 m de course et de 150 m de marche... ça n'avance plus. 
Heureusement, à chaque fin de tour, les encouragements de tous les copains me donnèrent systématiquement un gros coup de motivation malgré que je n'avais plus rien dans mes jambes! Merci beaucoup à eux 

Au dernier km du dernier tour, Simon Delépine me rattrape et m'encourage à finir avec lui (merci beaucoup encore d'ailleurs  ). Je vois qu'il n'est pas au mieux non plus et je me force donc à rester avec lui pendant les 500 derniers m qui me semblent véritablement interminables. Nous finissons tous les deux en 5h56, chrono qui ne me semble pas extraordinaire du tout en soi, mais au vu des circonstances et du fait que c'était ma première (belle, très belle) expérience sur le longue distance, je ne peux qu'être content et fier de la performance.

Je finis donc grosso modo dans un triste état en ne sachant quasiment pas marcher mais je suis tellement content d'y être arrivé que cela n'a absolument pas la moindre importance! 
Xavier Massart finit quant à lui en environ 6h20 me semble-t-il (d'ailleurs on l' a pas bue cette bière...).

PS: il parait que je suis 1er en junior, amusant quand on sait que j'étais le seul dans ma catégorie  Comme on dit, il en faut peu pour être heureux.

Sportivement vôtre