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Compte-rendu Ironman 70.3 Luxembourg (20/06/2015) - Max Pétré

publié le 25 juin 2015 à 23:20 par Tom Vandiest   [ mis à jour : 25 juin 2015 à 23:20 ]

Le jour où j’ai battu Andreas Ralaert*

Derrière ce titre extrêmement prétentieux, se cache une course qui méritait vraiment un compte-rendu !

Grâce à Thierry Vuye, nous voilà de nombreux RCBTistes au départ de l'Ironman 70.3 Luxembourg. Avec des ambitions différentes pour chacun : reprendre du plaisir sur longue distance, découvrir la distance 1/2, se préparerà l'Ironman de Vichy, se tester en course, faire la natation et le vélo à fond puis abandonner...

Arrivée la veille à Luxembourg, même si la course est seulement à 13h le lendemain, tout doit être déjà prêt dans le parc à vélo la veille, y compris les traditionnels sacs de transition des épreuves labellisées. Une arrivée la veille, c’est tout bon pour les hôtels de la région, mais aussi pour les maniaques dans mon genre qui aiment que tout soit bien prêt à l’avance (même si sur le coup, c’était un peu juste pour arriver à temps).

Du coup le matin même, c'est très détendu (même si certains le sont un peu moins que d'autres), on déjeuné (du lard et des saucisses pour accompagner le gatosport, on va déjà assez se priver dans les prochaines heures), direction le parc à vélo pour regonfler une dernière fois les pneus, puis taper la discussion tranquillement. Direction ensuite la warm-up zone, et sa piscine olympique extérieure chauffée dans laquelle les athlètes peuvent s'échauffer ou faire des salto sur le plongeoir (chacun son truc...). 
Bref, sur le coup de 13h30, nous voilà(Simon, Robin et moi, les autres partant dans des vagues différentes) à l'eau, dans la Moselle, à l'assaut de 1900m en une boucle (aller/retour). Tout se passe bien, on n'est pas trop nombreux, et chacun peut nager àson rythme, mais survient le premier moment difficile : l’odeur de barbecue sur la berge me donne envie de tout arrêter et de me taper un bon pain saucisse. Je continue malgré tout, et sors de l’eau tout à fait à l’aise, dans un temps incroyable pour moi.

Première transition à une bonne allure, juste besoin de s'habituer à ces sacs, mais ça ne se passe pas mal du tout ! Je peux enfourcher le vélo, et c'est parti pour 90km d'un parcours très agréable. On commence par un petit aller-retour de 35 km le long de la Moselle. Je me fie aux sensations, mais je garde un oeil sur la vitesse, histoire de pas trop exploser par la suite. Je me fais quand même dépasser par un avion de chasse en bleu avec « Vandiest » marque en blanc dessus, qui m'encourage au passage (oui, oui, il était parti 15 minutes après moi! Même blessé, Tom reste une machine). Ensuite on s'enfonce à l'intérieur des terres Luxembourgeoises, entre vignes et forêts, pour un parcours bien plus vallonne, mais toujours aussi agréable (et très roulant malgré tout!). On joue à se rejoindre entre RCBTistes (je reprends Cécile, Verena et Thierry, avant de voir Simon fondre sur moi comme une balle dans la dernière descente). Les 15 derniers kilomètres sont moins marrants, retour le long de la Moselle, vent de face, j'en ai marre, il est temps de commencer à courir:)

Vient donc le moment de poser le vélo (un peu mieux que prevu), et d’attaquer la T2. En plaisantant à moitié la veille à la pasta-party, j’avais dit que je visais un gros chrono en T2, je lâche donc le vélo, et me lance à fond vers la sortie du parc, en attrapant mes chaussures et ma casquette au passage. Les résultats me montreront que j’ai effectivement été très rapide et que moi, triathlète de seconde (voire de troisième) zone, peux finalement déclarer que j’ai  battu des pros (et même des équipes relais^^) sur une partie d’Ironman 70.3 (d’où le titre du compte-rendu).

Bon, par contre, fini de rigoler, pour le moment tous les voyants sont au vert, mais il faut continuer à assurer à pied ! Juste après la transition, Tom me fait des grands signes sur la route et me signale que Simon n’est que 1’30 devant moi. Je décide donc encore d’accélérer (qu’est-ce que je pouvais faire d’autre, je vous le demande ?) et je le rattrape après 3km environ. A ce moment-là, on croise Cowboy (qui a lui aussi fait un super vélo), puis Rob peu de temps après. Je lâche Sim, et essaye de courir à mon rythme, mais vu mes efforts, je craque gentiment. Chaque tour me voit perdre ½ km/h, mais comme j’étais parti vite, ça passe encore. Je finis quand même complètement au mental, mais en passant la ligne d’arrivée, qu’est-ce que ça en valait la peine !

Bref, une super expérience, beaucoup de plaisir, de bonnes sensations, des détails à améliorer avant Deinze et un temps canon à l’arrivée ! Vivement le prochain...

La team Pétré et Simon terminent la journée par un nouveau  record personnel, celui de la plus grosse addition au Quick Arlon (lieu de rendez-vous des triathlètes le soir de courses au Luxembourg ou dans les Vosges). Une première étape dans la récupération amplement méritée !

Encore merci, Thierry !

Max

 * Si quelqu’un trouve dans les résultats un temps de T2 plus rapide que le mien, merci de me le faire savoir, afin d’éviter que mon égo n’enfle démesurément 

Ĉ
Tom Vandiest,
25 juin 2015 à 23:20