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Ironman 70.3 Dubai : compte rendu

publié le 17 mars 2016 à 05:24 par Tom Vandiest

Ironman 70.3 Dubai : compte rendu
Par Damien Janssens (Instagram @d_jdb), un ancien RCBTiste qui refait surface d’un autre continent

L’objectif phare de ma première saison de tri depuis 2009 était l’Ironman 70.3 de Dubai, le 29 janvier 2016. Eh oui, alors que le RCBT est en pleine saison hivernale, le TriClub Doha est au pic de sa saison d’été ! Totalisant alors 4-5 mois de triathlon (avec de précieux conseils de Phil par emails!), et n’ayant jamais fait de compète plus grande qu’un sprint, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je n’y allais donc pas avec un objectif temps précis, mais dans le but de profiter de Dubai, et de prendre du plaisir pendant la course.

J’arrive à Dubai le mercredi après-midi, le temps de retirer mon package d’enregistrement : Un superbe sac à dos brandé Ironman 70.3 Dubai (assez grand pour mettre tout un équipement de triathlon et parfait pour se la peter en toute circonstance :-) ) contenant dossard, tatouages, autocollants, sacs de transitions, polo et casquette. Le soir, lors de la grandiose cérémonie d’ouverture de l’évènement, j’ai l’occasion de discuter avec les deux grands favoris de la course [qui se révèleront être les gagnants], les superstars Ironman du moment, Daniela Ryf (championne du monde 2015 Ironman et Ironman 70.3) et Jan Frodeno (même palmares chez les hommes)! Lors du Race Briefing, on nous informe de trois plans possibles pour le parcours nat, en fonction du vent du lendemain, annoncé très fort.

Le jeudi matin avait lieu le « swim practice » au lieu de départ, dans le golfe persique. Pas rassurant : le vent annoncé est bien là, et les vagues sont impressionnantes. L’après-midi, lors du dépôt dans la zone de transition des sacs de transitions et du vélo, le vent se fait encore plus fort. On redoute vraiment le lendemain !

Vendredi matin jour de course (dans le Middle East, le week end est le vendredi samedi), la transition ouvre à 5h du mat. J’y entre pour mettre les gourdes et gels, et placer les élastiques sur les chaussures de vélos et j’en profite pour admirer les vélos des pros : de belles bêtes ! Je suis particulièrement sous le charme du Canyon de Jan Frodeno. À 6h, l’annonce tombe : en raison des vents violents, la natation ne fera que 600m, et le départ est déplacé pour pouvoir nager à l’abris d’un mur de quai. Un mélange de déception (tellement d’heures d’entrainement pour ne nager que 600m !) et de soulagement (nager dans de telles conditions aurait été dangereux).

Les pros font deux fois le tour de 600m, puis les age group partent pour un tour. Le départ est aussi frustrant qu’un 20km de Bruxelles avec un dossard à 5 chiffres : pour des raisons de sécurité, ils ont fait partir les 1,100 amateurs un à un toutes les 3 secondes ! La natation est très agréable, et le paysage unique : la Burj Al Arab (le fameux hotel en forme de voile) pour la respiration à gauche, la Burj Khalifa pour la respiration  droite, j’ai connu pire. Comme le départ a été modifié en dernière minute, la natation est suivie par une transition de… 1km sur la plage pour rejoindre le parc à vélo !

Transition assez rapide, le parcours vélo s’offre à moi. Un aller-retour « plat » sur une autoroute qui quitte Dubai pour rejoindre le désert, rien de très technique a priori ! Les 45 premiers km se font le vent dans le dos, je suis super bien avec un split de 1h13 (37kmh de moyenne, du jamais vu pour moi). Puis vient le moment fatidique du demi-tour, et les 45 derniers km avec un vent à décorner les antilopes (y’a pas de bœufs dans le désert). C’est une toute autre course ! Je tente de rester aero le plus possible, car le moindre écart provoque l’effet d’un coup de frein. Je pense à m’hydrater au mieux et à garder une cadence élevée pour éviter de brûler les réserves pour le semi-marathon à venir. L’autoroute étant en plein désert, le vent apporte son lot de sable, qui vient s’ajouter gaiement à la donne. Au final, je pose le pied après 1h52, alors que j’avais visé moins de 3h10. Très content donc, et en pleine forme pour attaquer la càp, qui a toujours été ma partie préférée, même en 2008.

Le semi-marathon consiste en 3 allers-retours le long de la belle Jumeirah Beach (sur une running track toute neuve). Mon temps de référence « sec » étant 1h34 trois semaines auparavant au semi-marathon de Doha, je m’attendais à tourner en 1h45 après 90km de vélo. Je pars super en forme, autour de 4’25/km pendant les 10 premiers km, puis la fatigue commence à se faire sentir. Je réduis naturellement l’allure pour être sûr de terminer autrement que sur les genoux, et je finis avec 1h39, au-delà de toute espérance !  

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Au final je m’en sors pas mal pour une première tentative, temps total de 4h55, je crois que j’aurais fait 5h20 avec une natation complète. Je finis top 10 de mon age group M25/29 et 243 au scratch… exactement mon numéro de dossard ! Super sensations, j’ai hâte de refaire un autre semi.

Merci à toi Phil, même au bout du monde tu m’as conseillé comme dans le temps, et cela a été payant !

Prochain objectif, le triathlon ITU de Abu Dhabi en distance olympique le 5 mars, puis il faudra choisir le prochain semi… pourquoi pas Eupen lors de mes vacances en Belgique ? :-)



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